Les habitants de l’île de Pâques ont disparu à cause d’une surexploitation massive des ressources de l’île.
Les habitants auraient abattu la quasi-totalité des arbres pour construire les plateformes des moaïs, déplacer ces géants de pierre et pour d’autres besoins comme la construction de canoës.
La déforestation complète a empêché le renouvellement des forêts.
Sans arbres, l’érosion des sols s’est accélérée, réduisant les surfaces agricoles.
Les ressources pour la pêche, la nourriture et les abris se sont raréfiées.
La population a donc dû faire face à une crise écologique qui aurait rendu la survie extrêmement difficile.
L’épuisement des ressources a également engendré des tensions sociales et des conflits.
Les tribus rivales auraient fini par entrer en guerre pour s’accaparer les derniers morceaux de terre fertile et de nourriture.
L’arrivée des Européens au XVIIIe siècle a marqué un tournant décisif pour les habitants de Rapa Nui.
Les explorateurs ont introduit des maladies étrangères contre lesquelles les populations locales n’étaient pas immunisées, provoquant une mortalité massive.
De plus, au XIXe siècle, des raids esclavagistes, principalement péruviens, ont déporté une grande partie de la population pour travailler dans les mines et les plantations d’Amérique du Sud.
Cet épisode tragique a drastiquement réduit le nombre d’habitants et affaibli la culture Rapa Nui.
L’arrivée des rats polynésiens, introduits accidentellement par les premiers habitants, a également contribué à détruire l’écosystème de l’île.
En se nourrissant des graines de palmiers, les rats ont empêché la régénération des forêts.
Cette combinaison de surexploitation humaine et de dégâts causés par les rats a précipité la chute de la biodiversité locale.