Les Moaï sont devenus un symbole de Rapa Nui, plus connu sous le nom d'île de Pâques.
Les statues témoignent d'une certaine ingéniosité humaine, le mystère est loin d'être résolu.
Plusieurs théories ont été avancées pour justifier la construction des quelque 1.000 Moaï par les Rapanuis.
L'exploitation de la roche et la construction des géants visaient en réalité à favoriser la fertilité des sols, l'agriculture, et donc la production de nourriture sur ces terres isolées à quelque 3.500 kilomètres des côtes du Chili.
Les colosses auraient été érigés entre 1510 et 1645 tandis que les activités dans cette partie de la carrière auraient démarré autour de 1455.
Les sculptures se trouvaient dans une position suggérant que leur destinée était de rester à cet endroit et non d'être transportées, comme d'autres, vers le reste de l'île.
Les sols de Rano Raraku seraient probablement les plus riches de l'île et certainement depuis longtemps.
La carrière n'aurait donc pas simplement servi à extraire de la roche et sculpter les Moaï mais également à faire pousser des cultures essentielles pour la survivance des habitants.
Les Moaï étaient au centre de l'idée de fertilité et, dans la croyance rapanui, leur présence ici stimulait la production agricole alimentaire.
Cette étude bouscule complètement l'idée que toutes les statues dressées de Rano Rarku attendaient juste d'être transportées hors de la carrière.
Les travaux constituent, selon leurs auteurs, la première preuve scientifique que la carrière représentait un paysage complexe et qu'il existait des liens entre la fertilité des sols, l'agriculture, l'exploitation de la carrière et la nature sacrée des Moaï.