2. D’une manière générale, après la constatation d'un médecin légiste, il est possible d'enterrer un mort, et il n'est pas obligatoire d'attendre 24 heures pour avoir la certitude que le défunt n'est plus de ce monde.
3. Une fois que l’on est certain que la personne n’est plus de ce monde, il faut procéder à l’enterrement le plus rapidement possible.
5. L’interdiction de laisser un cadavre passer la nuit [s’il décède durant la journée] s’applique à toute personne décédée de mort naturelle et pas uniquement aux condamnés à mort.
6. Dans certains cas, l’interdiction est repoussée :
A. S’il faut rassembler du monde en l’honneur du défunt,
B. Pour permettre aux membres de la famille d’assister à l’enterrement,
C. S’il est nécessaire d’annoncer la nouvelle,
D. Si cela est nécessaire pour fabriquer la tombe ou confectionner les vêtements funéraires,
E. Si cela est nécessaire pour obtenir l’argent nécessaire pour le paiement de l’enterrement.
8. Ci-dessous, quelques explications à propos de cette interdiction :
A. Tant que le corps n’est pas en terre, l'âme souffre énormément.
Des forces néfastes risquent de s’emparer du corps et de causer des « dommages ».
Méam Loez sur Dévarim, chapitre 21, verset 23, page 818.
B. Tous les êtres humains sont créés « à l’image de D.ieu » et Il appelle les enfants d’Israël « Mes enfants ».
Un cadavre non encore enterré est, donc, si l’on peut s’exprimer ainsi, une offense à D.ieu Lui-même.
Le ‘Houmach - édition Edmond J. Safra, page 1111.
C. Dans un sens plus profond, le corps d’un juif, qui est le siège de l’âme divine, devient sacré, et il est dégradant de le laisser pendre de façon déshonorante [ou non enterré - Ndt].
Le ‘Houmach - édition Edmond J. Safra, page 1111.
D. Lorsque le corps n’est pas enterré, les risques d’impureté augmentent [le corps humain est la plus grande source d’impureté].
Méam Loez sur Dévarim, chapitre 21, verset 23, page 819.