Le nouvel émissaire nommé par Donald Trump se félicite que l’ambiance à l’ambassade américaine de Budapest ait changé du tout au tout, avec plus de réprimandes publiques et de discours moralisateurs contre l’illibéral dirigeant Viktor Orban.
La Hongrie, qui se veut le laboratoire mondial de l’extrême droite, est désormais devenue une source d’inspiration pour la Maison Blanche.
Le chargé d’affaires Robert Palladino a vanté l’alignement de deux nations attachées à la tradition et à l’identité, imaginant une visite du président américain dans un futur pas si lointain.
Autoproclamé Trump avant Trump, Viktor Orban a transformé la Hongrie en 15 ans au pouvoir, faisant taire les voix critiques et attaquant les plus faibles, selon ses détracteurs.
Six mois tout juste après l’investiture de Donald Trump, des experts observent une approche similaire aux Etats-Unis.
La Hongrie est comme un musée à ciel ouvert, dont le dirigeant semble avoir prouvé qu’il était possible de ressusciter le bon vieux temps en institutionnalisant les idées illibérales.
Donald Trump, qui a érigé la lutte contre l’immigration clandestine en priorité absolue, expulse des personnes sans respecter les procédures légales, et a lancé une offensive contre les programmes de diversité.
L'intellectuel américain chrétien Rod Dreher, qui s’est installé à Budapest et promeut le modèle hongrois aux Etats-Unis, salue ce combat commun des deux dirigeants contre la gauche idéologique.
Rod Dreher cite en exemple l’affaire de l’université de Pennsylvanie, qui s’est engagée début juillet à ne plus accepter de sportives transgenres dans ses équipes féminines sous pression du milliardaire new-yorkais, disant que cela se fait dans le plus pur style Orban.
Tous deux disant clairement être mus par un esprit de vengeance, Trump ressemble beaucoup à Orban, estime Zsolt Enyedi, tous deux disant clairement être mus par un esprit de vengeance.