Les prêtres avaient bien une vie sexuelle. Jusqu'au XIe siècle, les hommes d'Église avaient le droit de vivre en couple, et même de se marier. Il va de soi que leurs pratiques sexuelles étaient donc les mêmes que l'ensemble de la population et qu'ils ne se privaient pas davantage. On encourageait l'orgasme féminin. À l'époque, on pensait que la vie était créée à partir d'un mélange entre le sperme féminin et masculin. Du coup, il fallait absolument encourager l'orgasme de la femme. Il existe même un ouvrage qui s'appelle le Miroir du foutre, une sorte de Kama-sutra qui explore le monde sexuel à l'époque médiévale. On connaissait la position idéale pour faire des enfants. Prenez un lit souple, et répartissez les rôles entre homme et femme. Pour le mâle, prenez votre main gauche et placez-la derrière les épaules de votre conjointe, pendant que vous la ramenez vers vous avec votre main droite. Pour la femme, levez bien les jambes et gardez la tête aussi haute que possible. Et après? Bah c'est le classique va-et-vient entre les reins. Le missionnaire c'est bien, la levrette c'est maaaal. Comme indiqué plus haut, la position "idéale" de l'époque correspondait grosso modo au missionnaire. Et de fait, on encourageait vivement cette pratique en comparaison aux autres comme... la levrette, qu'on appelait aussi la « position du cheval érotique ». Il était déconseillé de copuler plus de 113 jours par an. Bon, c'était pas noté comme ça hein. C'est selon les règles de l'Église que les jours d'interdiction s'accumulent. Les croyants ne pouvaient pas faire l'amour le mercredi ou le vendredi car ces jours-là étaient réservés aux deuils. Le dimanche était réservé à l'église, et du coup on conseillait aussi de s'abstenir le samedi.