Les racloirs étaient des outils tranchants et robustes, ils étaient manipulés perpendiculairement à la surface à travailler.
Leur utilisation demeure mystérieuse.
Certains hypothèses proposent que ces objets aient été des chefs d’œuvre destinés à vanter les qualités du tailleur.
Alors se peut-il qu’en plus d’améliorer leur qualité de vie grâce à des outils de plus en plus perfectionnés, nos hominidés d’ancêtres aient recherché à en faire des objets esthétiques.
Il est clair que toutes les sociétés humaines ont chacune produite leur propre discours esthétique.
Alors, pourquoi ne pas d’abord envisager la beauté dans le geste comme le suggère la préhistorienne Sophie Archambault de Beaune.
La symétrie traduit la maîtrise du bon geste par le tailleur.
Il est très probable que le tailleur ait apprécié cette symétrie car elle récompensait son art de faire ; elle était le signe que l’outil serait efficace.
Alors la symétrie semble avoir été recherchée pour elle-même, pour son esthétique.