Il faut faire une distinction entre les différents types d’actes législatifs européens. Les règlements et les décisions ne doivent pas être « transposés », c’est-à-dire qu’il n’est pas nécessaire de les retranscrire dans la législation nationale, car ils sont directement applicables. En revanche, les directives établissent une obligation d’objectif, mais laissent les États membres libres quant aux moyens d’y parvenir, leurs dispositions doivent être reprises dans une loi nationale pour pouvoir s'appliquer. L’État membre peut décider d’être plus ou moins strict dans l’interprétation et le choix des moyens pour autant que les objectifs définis collectivement au niveau européen soient atteints. Il faut toujours garder à l’esprit que la législation européenne n’existe que dans le périmètre des compétences que les États ont décidé souverainement de déléguer à l’Union européenne. L’Europe intervient lorsque son action présente une réelle valeur ajoutée par rapport à l’action isolée de chaque État membre. Les parlements nationaux ont également leur mot à dire puisqu’ils sont consultés sur les propositions de loi de la Commission européenne et peuvent bloquer une initiative si un tiers d’entre eux estime qu’un projet d’acte législatif n’est pas conforme au principe de subsidiarité. L’UE agit si, et seulement si, un objectif ne peut être atteint au niveau national. Les décisions devant être prises au niveau le plus proche possible des citoyens, c’est ce qu’on appelle le principe de subsidiarité. La Commission européenne s’est également donnée comme objectif de se concentrer sur les domaines où l’action est la plus urgente et nécessaire.