Les cultures néolithiques expriment leur diversité à travers de nombreux objets : outils en silex, haches polies en pierre, parures, céramiques, etc.
Mais, loin d’être un simple objet utilitaire, c’est avant tout la céramique qui nous renseigne sur ces différentes cultures et leur répartition géographique.
Les potiers, ou plus exactement les potières – car il est quasiment certain qu’il s’agissait de femmes –, portent une attention toute particulière aux motifs imprimés, gravés ou collés sur les pots.
L’étude de ces décors céramiques, propres à chaque groupe culturel et à chaque époque, a notamment permis aux archéologues de distinguer les deux cultures majeures du Néolithique ancien : le Rubané (courant danubien) dont les vases sont ornés de rubans imprimés, et le Cardial, dont le décor est réalisé par l’application d’un coquillage à bord dentelé, le cardium.
Par la suite, le Néolithique voit aussi se développer une multitude d’autres cultures, principalement définies par leur poterie.
Comme les chasseurs-cueilleurs du Paléolithique, les Néolithiques continuent de tailler le silex ainsi que diverses autres roches pour confectionner des outils.
Certains, comme les haches, sont polis - cet instrument étant par ailleurs considéré comme l’outil emblématique du Néolithique.
Au Néolithique moyen, vers 4000 avant notre ère, le défrichement des forêts s’intensifie, et avec lui la production de haches polies : à cette période, la pression démographique est telle qu’il est impératif de trouver toujours plus d’espaces à cultiver.