La bonne réponse aux faiblesses de la démocratie est davantage de démocratie, pas une dictature.
Par sa décision de dissoudre le gouvernement et de se placer à la tête d’un exécutif qu’il a lui-même désigné, le roi a gravement violé la Constitution, qui interdit au souverain de guider le gouvernement et requiert que l’état d’urgence soit confirmé par le Parlement, ce qui n’a pas été le cas, vu que le Népal n’a pas de Parlement depuis 2 ans.
C’est un signe clair que les institutions sont sous le contrôle arbitraire du roi Gyanendra et, je le crains, de l’armée qui répond directement au souverain.
Le directeur d’Insec exprime ses craintes face à la création d’un «État policier» qui a pris pour cible les politiciens, les représentants syndicaux et, en moindre mesure, la société civile.
Même les parents des politiciens assignés à résidence doivent rester chez eux, mais ils ne peuvent pas voir leur proche qui est enfermé dans une pièce contrôlée par les soldats.
Il ajoute que l’effectif de l’armée a doublé ces deux dernières années et que, comme de tradition, les dirigeants de l’armée et les hauts officiers sont issus de la famille royale et de ses conjoints.