Les 14 sommets dépassant les 8 000 mètres y sont situés, dont 7 au Népal.
Plus de 1 000 sommets atteignent au moins 6 000 m, situés dans la moitié est de la chaîne.
Cette architecture résulte de la rencontre, il y a 50 millions d'années, de la plaque du Deccan avec la plaque eurasiatique, et de la subduction de la première sous la deuxième.
L'Everest gagne 2 à 3 centimètres par an, et des séismes fréquents.
Les déficits pluviométriques annuels, longtemps dramatiques, ne sont plus autant redoutés aujourd'hui avec les transformations récentes de l'agriculture, mais les excès d'eau estivaux peuvent être désastreux.
Les débits des cours d'eau himalayens peuvent être multipliés par 30 en été, gonflés par la mousson et la fonte des glaciers himalayens, un phénomène largement aggravé par le réchauffement climatique et le changement global.
Le paysage himalayen est marqué par l'étagement.
La limite des rizières se situe à 1 800—2 000 m et celle des cultures à 2 300—3 000 m.
Les forêts de chênes et de conifères s’élèvent au-delà de 3 400 m, suivies par des champs de rhododendrons jusqu'à 4 000 m.
Les pâturages d'altitude commencent alors et il faut aller jusqu'à 5 500 m pour trouver les glaciers.
Une partie de la chaîne sert de ligne de partage des eaux et de frontière, mais pas sur toute la longueur.
La barrière physique et géopolitique sépare les mondes indien et chinois.
Les cols à plus de 4 500 m ne sont praticables qu'en été par des convois de mulets ou de yacks, mais ils ont été le lieu de passage du bouddhisme venu d'Inde.
Malgré cette ample muraille, les limites politiques ne sont pas stabilisées, toute frontière étant un tracé politique et jamais naturel.
La frontière entre le Pakistan et l'Union indienne donne à un conflit au Cachemire depuis 1947.
Le Royaume du Mustang, aujourd’hui province népalaise, jusqu’à peu interdite aux étrangers, est un exemple de cet isolement, même si aujourd’hui quelques centaines de visiteurs par an sont autorisés à y accéder.
Le haut Himalaya redevient, depuis la fin du XXe siècle, un terrain d'échanges nord-sud en lien avec la construction de routes nouvelles et la réouverture de cols.
Les migrations des populations montagnardes vers les zones d'emploi locales, régionales et mondiales intègrent l'Himalaya dans des espaces complémentaires par un jeu complexe d'échelles.
L'Himalaya fait aujourd'hui fonction de réserve de ressources minières, de bois, d'eau et d'énergie.
Le patrimoine naturel protégé par une centaine d'aires, et le patrimoine culturel riche d'une grande diversité d'identités locales sont des gisements touristiques en cours d'exploitation.