Les Incas ont construit leurs bâtiments en utilisant les matériaux disponibles sur place, le plus souvent calcaire ou le granit, des pierres d’une grande dureté. Pour tailler les pierres sans outils métalliques, les Incas utilisaient la technique du “martelage direct” : elles sont frappées avec une autre roche pour obtenir la forme voulue. On utilise ensuite une pierre plus petite pour le polissage et les finitions. Puis, les pierres s’imbriquent les unes aux autres sans l’aide d’un mortier, suivant la technique dite “Ashlar”. Une étude brésilienne datant de 2019 et menée par des géologues montre que la localisation du Machu Picchu n’est pas due au hasard et qu’elle a été un atout dans la construction de l’édifice. En effet, le lieu aurait été choisi en raison de la présence de failles tectoniques qui le traversent. Or, les chercheurs ont aussi montré que cette activité tectonique aurait permis aux bâtisseurs incas de façonner plus facilement la roche.
Au XVe siècle, les Incas étaient pourtant le seul peuple capable de s’atteler à un projet de construction aussi sophistiqué. Leurs terrasses, canaux et aqueducs, encore utilisés plus de cinq cents ans après leur construction, rivalisent avec ceux de la Rome Antique. Contrairement aux Romains qui disposaient d’artefacts pour leurs différents chantiers, les Incas ne maîtrisaient pas le fer, ni la roue.