L’industrialisation a en effet, d’un point de vu global, permis d’augmenter drastiquement les délais de production tout en en baissant les couts, produisant en masse des grands ensembles et maisons individuelles identiques sans personnalités.
En conséquence de cela, l’image des matériaux traditionnels, associés à la pauvreté et l’archaïsme, a été dévalué dans l’imaginaire commun, faisant ainsi baisser le nombre d’artisans traditionnels.
A contre courant de cette logique de standardisation et de modernisme utopique, le bâti vernaculaire fait aujourd’hui l’objet d’un regain d’intérêt.
Pas dans sa forme originelle mais adapté aux besoins contemporains.
En effet, il répond aux préoccupations actuelles d’urbanisme durable et de valorisation du patrimoine local et présente de nombreux avantages à la fois environnementaux, sociaux et économiques.
Les architectures vernaculaires sont un reflet de l’identité culturelle et historique des communautés.
Elles racontent des histoires sur les modes de vie, les traditions et les interactions avec l’environnement.
L’architecture vernaculaire est principalement axée sur la fonctionnalité.
Les conceptions sont souvent simples et sans prétention, mais efficaces pour répondre aux besoins de la vie quotidienne.
L’utilisation des ressources locales limite le transport de matériaux et de la main-d’œuvre, ce qui diminue l’impact carbone des chantiers.
Le bâti vernaculaire recèle donc par son approche et ses techniques, de réels enseignements pour concevoir des milieux urbains plus respectueux des équilibres écologiques.
L’architecture vernaculaire s’inscrit également au niveau social et économique.
Ce type de construction valorise en effet les savoir-faire locaux en les impliquant dans le projet, de la concertation jusqu’à la production, les artisans régionaux.
Cette démarche a pour conséquence de renforcer le rapport identitaire entre les habitants et le territoire et de faire redécouvrir les savoir-faire traditionnels.
L’architecture vernaculaire favorise le développement de filières de proximité, en encourageant la formation d’une main d’œuvre qualifiée et l’utilisation des matières premières locales.