Pour démontrer un détournement d’héritage, il est essentiel de rassembler des preuves tangibles.
Les héritiers lésés peuvent demander un droit de regard sur les comptes du défunt pour analyser les mouvements financiers suspects, tels que :
des retraits ou virements bancaires inhabituels,
la souscription récente d’une assurance-vie désignant un bénéficiaire inattendu,
la vente précipitée d’un bien immobilier,
des modifications soudaines du testament en faveur d’un seul héritier.
Les relevés bancaires sont une source de preuve essentielle, car ils permettent d’identifier les transactions suspectes et les transferts de fonds inhabituels.
Dans certains cas, la spoliation est facilitée par la vulnérabilité du défunt.
Une personne en perte d’autonomie peut être influencée à réaliser des donations excessives ou à modifier son testament au profit d’un tiers.
La loi protège les héritiers contre ce type de manipulation, notamment à travers l’action en nullité pour insanité d’esprit.
Pour prouver cet abus de faiblesse, les héritiers peuvent apporter des éléments tels que :
un certificat médical attestant de l’altération des facultés mentales du défunt,
des témoignages de proches ou de soignants,
des enregistrements ou correspondances montrant l’influence exercée sur le défunt.