La spoliation des biens juifs pendant la Seconde Guerre mondiale a été opérée dans le cadre de la politique antisémite qui a sévi en France entre 1940 et 1944. Les biens appartenant aux personnes considérées comme juives par l’occupant ou les autorités de Vichy ont été confisqués. La Commission Mattéoli a pu constater ainsi que 90 % des biens juifs spoliés en valeur ont été restitués ou indemnisés après la Seconde Guerre mondiale. Pour la restitution des 10 % restants, elle a recommandé la création d'une Commission pour l'indemnisation des victimes. Cette question de la spoliation des biens juifs est liée à une instrumentalisation de la Shoah au profit des valeurs américaines, mais aussi à une résurgence de la vision antisémite séculaire de l’appât du gain. La fin des années 1990 a vu, dans un même mouvement contraire, un approfondissement des mécanismes antisémites à l’oeuvre dans les années 1940. La résurgence d’une mémoire juive dans les années 1970 a amené le gouvernement français à indemniser les spoliations, financières, immobilières, artistiques dont ont été victimes les familles juives pendant la Seconde Guerre mondiale. La politique antisémite menée par l’occupant et les autorités de Vichy a conduit à la spoliation des biens juifs.