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Qui a découvert le Bibracte ?

Denise Bodin
Denise Bodin
2025-08-03 10:04:58
Nombre de réponses : 11
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L’oppidum de Bibracte sur le Mont Beuvray, cité à plusieurs reprises dans le Bellum Gallicum, fut l’objet de fouilles d’envergure de 1865 à 1885 par J.-G. Bulliot, puis, jusqu’en 1907, par son neveu J. Déchelette. Ce dernier fonda largement son étude de la civilisation des oppida sur les découvertes de Bibracte, qui devint ainsi un site de référence de la fin de l’âge du Fer. Il aborde des sujets variés, comme la topographie des fortifications, l’organisation spatiale de l’habitat, les activités économiques de l’oppidum, etc., sans oublier les occupations plus récentes du Mont Beuvray. Lui est enfin adjoint une annexe qui présente le catalogue raisonné d’une douzaine d’ensembles de mobiliers caractéristiques des différentes étapes d’occupation de l’oppidum, de la fin du iie s. av. J.-C. au changement d’ère. Katherine Gruel, Jean-Paul Guillaumet et Pierre-Paul Bonenfant Introduction [p. 1-6] Jean-Paul Guillaumet, Pierre-Paul Bonenfant, Jean-Loup Flouest et Katherine Gruel Historique et cadre des recherches sur le site du Mont Beuvray [p. 6-8] Olivier Buchsenschutz, Hervé Richard, Jean-Paul Guillaumet, Vincent Guichard, Patrice Beck, Walter Berry, Christine Canat, Katherine Gruel, Josef Laszlovszky, Benjamin Saint-Jean-Vitus et Christian Sapin L’ occupation du site et son contexte environnemental [p. 8-18] Olivier Buchsenschutz, Roland Niaux, Dean Quinn, Jean -Loup Flouest, Daniele Vitali, Véronique Zwald, Hervé Richard, Katherine Gruel, Jean Gran-Aymerich, Miklós Szabó, Almudena Domínguez-Arranz, François Boyer, François Meylan, Franz Schubert et Ian B. M. Ralston L’ organisation spatiale de l’ oppidum [p. 18-48] Daniele Vitali, Katherine Gruel, Michel Pernot, François Boyer, Julian Wiethold, Philippe Barral, Nathalie Huet, Anne Colin, Jean-Paul Guillaumet, Thierry Luginbühl, Fabienne Olmer et Sabine Rieckhoff L’ oppidum, lieu de production et d’échanges [p. 48-84] Vincent Guichard et Miklós Szabó Conclusion [p. 84-88] Annexes Philippe Barral, Anne Colin, Katherine Gruel, Thierry Luginbühl, Fabienne Olmer et Olivier Schertlein Annexe I – Les faciès de circulation du mobilier [p. 88-130] Jean-Loup Flouest et Vincent Guichard Annexe II – Historique et organisation des recherches sur le Mont Beuvray de 1914 à 1995 [p. 130-135] Bibliographie Bibliographie [p. 136-140]
Danielle Jourdan
Danielle Jourdan
2025-07-22 17:33:30
Nombre de réponses : 7
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Le site archéologique de Bibracte, situé à cheval entre la Saône-et-Loire et la Nièvre, a été une puissante ville gauloise en son temps. Le site a été découvert au 19ᵉ siècle par l’archéologue d’Autun Jacques-Gabriel Bulliot. Les premières fouilles de la cité éduennes ont débuté en 1867 et ont été poursuivies par Joseph Déchelette, considéré comme le père de l’archéologie protohistorique. Interrompues en 1907, elles n’ont repris que bien des années plus tard, à la fin du 20ᵉ siècle. Ce n’est en effet qu’en 1984, sous l’impulsion de François Mitterrand, élu bourguignon pendant 35 ans et à ce moment-là président de la République, que ce site historique majeur a été réinvesti par des équipes scientifiques. De cette reprise des fouilles est né le Centre archéologique européen de Bibracte, qui œuvre à la promotion du patrimoine historique et culturel du site. Lieu de référence pour l’archéologie européenne, Bibracte accueille chaque année des centaines d’archéologues et d’étudiants venus étudier les caractéristiques des oppida celtiques et poursuivre les fouilles. À ce jour, seulement 5 % de la superficie totale du site a été fouillée. Mais à chaque session sont mises en lumière de nouvelles découvertes. Il a été récemment établi que le site faisait initialement 200 hectares, sans compter l’ensemble des sites périphériques à l’oppidum, qui ont été mis à jour lors d’excavations plus étendues.
Joseph Blondel
Joseph Blondel
2025-07-22 16:49:38
Nombre de réponses : 12
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Le site ne sera redécouvert qu’en 1867 lorsque l’intellectuel Jacques-Gabriel Bulliot commence à faire des fouilles financées par Napoléon III, passionné par Jules César. Il est le premier à émettre l’hypothèse que Bibracte se situe sur le Mont Beuvray et non à Autun. Ses recherches sont ensuite reprises par son neveu, Joseph Déchelette, qui découvre que des objets fouillés à Bibracte sont identiques à d’autres retrouvés ailleurs en Europe. Il démontre ainsi qu’il existe une civilisation des villes fortifiées que César appelle les oppida. Les fouilles s’interrompent à sa mort lors de la Première Guerre mondiale.
Roland Ramos
Roland Ramos
2025-07-22 16:15:23
Nombre de réponses : 6
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Jacques-Gabriel Bulliot, est fasciné par l'histoire du Beuvray. Les paysans lui parlent d'énormes remblais, de monnaies, de tessons... Il est persuadé que c'est là que se situait l'antique Bibracte. Il parvient à convaincre Napoléon III du bien fondé de sa thèse et, en 1867, il en obtient des subsides pour explorer le mont ; il y conduit des campagnes de fouilles jusqu’en 1895, dégageant les murs de maisons, d’ateliers, de bâtiments publics, et recueillant des milliers d’objets, qui sont aujourd’hui répartis entre le musée Rolin d’Autun et le musée d'Archéologie nationale à St-Germain-en-Laye. Joseph Déchelette, neveu de Bulliot, est associé à ses recherches avant d’en prendre la direction. Des recherches sont lancées pour localiser Alésia, Gergovie ou Bibracte. Le vicomte d’Aboville, propriétaire du mont Beuvray, et Xavier Garenne, y ouvrent les premiers sondages en 1864.