Les fouilles archéologiques programmées se déroulent sur quelques semaines pendant plusieurs années, généralement l’été, quand chercheurs et étudiants sont disponibles et que la météo est favorable.
Il est important, avant de débuter la fouille, de diviser la zone de fouille en carrés égaux.
L’opération de fouille comporte plusieurs étapes successives et obligatoires.
Les outils utilisés pour fouiller ne sont pas tous spécifiques à l’archéologue puisqu’il utilise couramment la truelle du maçon, le pinceau du peintre… en adaptant l’outil à son propre usage.
La truelle va servir à dégager le sédiment de façon plus précise et moins aveugle que ne l’aurait fait une pelle, plus grosse.
Quant au pinceau il permet de dégager ce sédiment autour des objets souvent fragilisés par leur séjour prolongé dans le sol.
Balayettes et pelles servent à retirer le sédiment du carré de fouille pour le déposer dans un seau en attendant le tamisage.
Une fois l’objet dégagé du sédiment qui l’entoure et avant de le retirer de son emplacement, il faut enregistrer sa position dans les trois dimensions de l’espace.
Les objets de petite taille sont fréquents, il est donc nécessaire, au moment du tamisage du sédiment de ne pas les manquer.
Les refus de tamis sont ensuite triés pour séparer les simples pierres des objets archéologiques qui sont placés dans des sachets marqués au nom carré dont ils proviennent.
Tous les objets dont la dimension maximale est supérieure à une certaine dimension sont marqués un à un à l’encre de chine.
Cette étape est impérative car, au cours des études ultérieures, ils vont être manipulés et sortis du sachet numéroté.