Le Laos passa sous le contrôle du Siam (Thaïlande) qui domina les trois royaumes (Vientiane, Luang Prabang et Champassak, au Sud), jusqu’au 19e siècle.
Le Laos demanda alors l’intervention du Vietnam, qui tenta une attaque contre Bangkok, sans réussite.
C’est en 1893 que le protectorat français entra en vigueur, afin de soulager le Laos des invasions chinoises, des tentatives d’expansion du Vietnam et de la pression du Siam, ce qui donna à la France les pleins pouvoirs sur l’ensemble de l’Indochine.
Les français sont pourtant réticents à l’idée de venir au Laos, et favorisent la main d’œuvre vietnamienne, fer de lance de la colonisation.
Le Laos subit l’occupation japonaise de 1940 à 1945.
En effet, pendant la seconde guerre mondiale, le Japon imposa sa domination sur l’Indochine française, y compris sur le Laos.
Le pays du soleil levant chercha à empêcher le retour des puissances coloniales européennes et favorisèrent l’indépendance du Laos, qui fut proclamée le 8 avril 1945 par le roi Sisavang Vong, mettant fin au protectorat français.
Mais à la fin de la guerre et après la défaite des japonais, la France refusa de reconnaître l’autonomie du Laos.
Elle lui octroiera pourtant en 1949, le statut d’Etat associé.
Le Pathet Lao, groupe révolutionnaire communiste, fut créé en 1950 par le prince rouge, le prince Souphanouvong, et s’installa à Sam Neua, dans le Nord.
Pendant l’affrontement américano-vietnamien, le territoire du Laos fut un véritable théâtre de guerre, bien que les accords de Genève de 1962 interdit l’utilisation des terres laotiennes, considérées comme neutres.