Une hypothèse répandue, basée notamment sur des données paléoenvironnementales, avançait que les Rapanui, le nom des habitants originels, auraient déforesté l'île, dont il est établi qu'elle était autrefois couverte de palmiers, pour maintenir une culture florissante et une population d'environ 15'000 individus à son apogée.
Toujours selon cette hypothèse, la raréfaction des ressources aurait conduit à une période de famine et de guerre allant jusqu'au cannibalisme et se serait soldée par un effondrement démographique et culturel, mettant fin à la sculpture des statues au début du 17e siècle.
Avec le récit de ce "suicide écologique", aussi qualifié d'écocide, l'histoire des Rapanui "a été présentée comme un avertissement contre la surexploitation des ressources par l'humanité", rappellent les auteurs de l'étude publiée mercredi dans la revue Nature.
Personnellement, je pense que l'idée de l'écocide a été élaborée dans le cadre d'un récit colonial
Il s'agit de l'idée que ces peuples soi-disant primitifs ne pouvaient pas gérer leur culture ou leurs ressources, et que cela les a presque détruits.