La Lettonie est un pays qui a rompu définitivement avec son passé soviétique.
Les partis politiques russophones lettons s’y sont fortement opposés.
La réforme du système éducatif va être menée à bien.
La Cour constitutionnelle l’a jugée conforme à la Constitution et aux engagements internationaux de la Lettonie.
Son objectif : favoriser l’apprentissage du letton, au détriment des autres langues jusqu’ici usitées dans une partie des écoles du pays, et en premier lieu le russe.
Depuis 1991, il existe deux types d’écoles en Lettonie : une école russe et une école lettone.
La minorité russophone est alors nombreuse, environ 35% de la population, soit 800 000 habitants.
Ces russophones lettons sont à l’origine des travailleurs venus en Lettonie pendant l’occupation soviétique.
Le régime communiste a fait venir des centaines de milliers de Russes dans le but d’industrialiser et de militariser la nouvelle république soviétique.
Cette installation massive a aussi été conçue par Staline comme un moyen de noyer l’identité lettonne.
Et c’est précisément avec ce passé douloureux que veut rompre la Lettonie d’aujourd’hui.
La Russie dénonce une atteinte aux droits des minorités.
La réforme du système scolaire vise en effet à convertir toutes les écoles russophones du pays.
En 2025, la seule langue d’enseignement sera donc le letton.
Mais ces écoles continueront d’enseigner la langue, l’histoire et la littérature russe.
La Russie a dénoncé une atteinte aux droits des minorités, et associé la politique linguistique lettone à un génocide culturel.