Culturellement, la Bretagne se veut héritière du peuple celte. Une conviction, solide comme un menhir, érigée au XIXe siècle et nourrie depuis.
Mais de récentes avancées historiques ébranlent cette certitude.
Il y affirme formellement que le Massif armoricain n’est pas celtique.
C’était une façon très répandue de laisser sa trace, pour les peuples dits de “tradition orale”, qui n’avaient pas recours à l’écriture.
Il s’agirait d’un peuple venu d’Europe centrale, qui aurait migré en se séparant en deux groupes.
L’un remontant vers l’Angleterre, l’Écosse et l’Irlande par la Belgique et la Normandie ; l’autre descendant vers la péninsule ibérique par le centre de la France… en évitant la Bretagne, assure Yannick Lecerf.
Pour lui, ce contournement s’explique par les difficultés des Celtes à s’intégrer aux communautés armoricaines.
En cause : une solide culture bretonne, qui ne les aurait pas attendus pour se développer, au néolithique, soit 4 500 ans avant notre ère.
Ce postulat neuf ne remet toutefois pas en cause la forte spécificité régionale.