Fruit d’une architecture hors normes, le Pont du Gard est l’un des vestiges romains le mieux conservé au monde.
Chargé d’histoire, il fut aussi la source d’inspiration de nombreux artistes.
La carrière antique Située à 600 mètres en aval du pont sur la rive gauche du Gardon, la carrière de l’Estel a été un des principaux lieux d’extraction de la pierre utilisée pour la construction du Pont du Gard.
Les blocs de pierre étaient transportés par voie d'eau et par voie terrestre selon la localisation du chantier.
Ce lieu, répertorié à l’inventaire des monuments historiques est fermé au public, mais des reconstitutions à l'échelle réelle sont aujourd'hui visibles dans le Musée.
Malgré les 18 siècles qui séparent ces deux chantiers, l’évolution des techniques est très faible et peu perceptibles pour l’observateur non spécialisé.
Les récentes fouilles de cette carrière ont permis de mettre au jour le chantier antique et ses fronts de taille et de mieux comprendre les techniques utilisées par les Romains.
Construit vers 50 après JC, sous les règnes de Claude ou de Néron, l’aqueduc auquel le Pont du Gard appartient, alimenta pendant 5 siècles la ville de Nîmes en eau sous pression, en grande quantité.
L’aqueduc acheminait par gravité 30.000 à 40.000 m3 d'eau courante par jour depuis une source située à Uzès, sur une distance de 50 kilomètres jusqu'à Nîmes.
Ces ouvrages antiques sont régulièrement confortés et consolidés.
Pour les amateurs d'histoire et de balade, un sentier de découverte balisé longeant ces vestiges est proposé.