Au XIIIe siècle, le sceau est partout dans la société médiévale.
Les sceaux forment un objet d’étude idéal pour la connaissance du Moyen Âge parce qu’ils cristallisent sur leur petite surface des aspirations politiques et sociales, des modes de représentation, des usages diplomatiques et juridiques mais aussi des pratiques anthropologiques.
Il s’agit d’une matrice de bronze d’un sceau équestre, avec au dos un système de préhension avec anneau de suspension.
La face est gravée en creux : au centre un cavalier surplombant un dragon, entouré d’une légende en lettres gothiques, puis d’un cercle perlé.
Il appartiendrait au prieur du monastère Saint-Georges, à Villers-les-Moines, dépendant de l'abbaye de-la-Chaise-Dieu.
À partir du Xe siècle, ce monopole royal s’effrite au cours du temps au profit des évêchés, des princes, de la classe seigneuriale et des villes.
Au Moyen Âge, le sceau est l’unique moyen d’authentifier un document.
Peu de matrices de sceaux ont survécu et moins encore sont découvertes lors d’opérations archéologiques : à la mort du titulaire du sceau, la matrice était brisée, fondue ou, plus rarement enterrée avec son propriétaire.