La religion romaine, gréco-italico-étrusco-latine, était toute constituée, réserve faite des aspects impériaux qu'elle revêtira bientôt et qui contribueront puissamment à sa diffusion, ainsi que des apports orientaux qui, en partie déjà présents à l'époque républicaine, la tranformeront profondément à partir du IIe siècle.
La religion gauloise, protohistorique et celtique avec quelques infiltrations helléniques, était beaucoup moins évoluée, présentait des caractères encore archaïques mais avait déjà adopté la nature anthropo-morphique des dieux, qu'impliquait, d'ailleurs, la notion indo-européenne de la divinité personnelle.
Les deux polythéismes appartenaient à des ethnies, l'une italique et l'autre celtique, qui étaient voisines par leurs territoires et leurs rivages comme par leurs langues indo-européennes.
Il s'agit de la rencontre entre deux polythéismes dont les différences nous frappent d'autant plus que leurs ressemblances tiennent à leur origine commune indo-européenne.
La rencontre, commencée vers 120 av. J.-C, se déroule en plusieurs phases que distingue soit l'histoire de la Gaule, soit celle de l'Empire romain, avant de céder la place, au cours des IIe-IIIe siècles, à un autre heurt, celui d'un monothéisme et d'un polythéisme : le christianisme latin et la paganisme celto-romain.