Les archéologues, le climat et l’environnement
La question du climat et de l’environnement qui se pose aux archéologues est vaste puisqu’il s’agit du rôle possible des facteurs naturels dans l’histoire ancienne des sociétés humaines, donc de l’importance d’un éventuel déterminisme environnemental, évidemment en relation avec les causes humaines, économiques, sociales, morales et politiques.
D’abord, j’esquisserai un bref rappel historique des conceptions du et des climats chez les Anciens, les Modernes, les antiquaires et les archéologues, puis une petite étude de cas abordera quelques aspects de l’histoire des Grecs de la Bactriane (en Asie centrale), de leurs connaissances (théoriques et documentaires) et de la survenue de la fin de leur royaume d’après les textes, l’archéologie et les données environnementales.
La « théorie des climats », sa conception chez les Anciens, puis sa mise en oeuvre par les Modernes, les « antiquaires » et les archéologues
Les Anciens (jusqu’à l’époque hellénistique) ont conçu et élaboré ce qu’il est convenu de dénommer commodément une théorie des climats.
Tous ces savants ont également mis au point des images du monde et des représentations cartographiques propres à localiser les zones climatiques, comme Anaximandre ou Hécatée, avant les travaux plus mathématiques et théoriques d’Ératosthène au iiie siècle av. J.-C., de Strabon ou de Ptolémée pour ne mentionner que les plus célèbres
Des descriptions des zones climatiques définies, des régions et des peuples qui les habitaient ont également été conçues.