Les origines des peuples comme les Chinois, les Indiens, les Iraniens, les Grecs, les Juifs et les Arméniens remontent à l'Antiquité.
Seuls quelques peuples au monde, devenus nations, peuvent se prévaloir d’une longévité multimillénaire, de l’Antiquité à nos jours.
Chinois ou Iraniens se sont appuyés sur un vaste socle territorial et des dynasties successives.
Grecs ou Indiens ont alterné morcellement politique récurrent et périodes d’unification impériale.
Juifs ou Arméniens se sont très tôt dispersés dans l’espace méditerranéen et eurasien, puis mondial.
Contrairement aux Égyptiens, aucun d’entre eux ne s’est transformé au contact de ses conquérants.
Quels sont les facteurs qui contribuent à expliquer une telle longévité, un tel rayonnement et une telle résilience chez ces six peuples ?
Une emprise territoriale, une masse démographique, une capacité à s’insérer au sein de réseaux d’échanges mondiaux ?
Quel rôle ont pu jouer les religions, les structures sociétales, les institutions politiques, ou encore les langues dans la capacité qu’ont eue ces peuples à perdurer sur près de trois millénaires ?
A parcourir ces pages bourrées d’informations, on se prend à penser que le meilleur indice de continuité tient au maintien de la langue des origines.
Quand un peuple la conserve plus ou moins, il y puise comme à un réservoir toujours disponible d’identité.