Le peuple dace est mentionné dans les sources grecques et romaines sous plusieurs noms différents, notamment comme Gètes pour les Daces de Transylvanie.
Les sources grecques utilisent également pour les Daces de Transylvanie, la dénomination de Gètes, alors que les chroniqueurs romains, se référant à des sources grecques, traduisent souvent arbitrairement le mot Gète par Dace, même lorsqu’il s’agit de Gèles proprement dits.
Le legs archéologique qui date de cette période ne fait guère la lumière sur ces questions.
On trouve, sur le territoire du futur royaume de Dacie de l’époque de Burebista, qui s’étend du Dniestr au Danube et des Balkans aux Carpates du Nord, diverses communautés que l’on pourrait appeler Gèles au sud, Bastarnes à l’est, et Celtes à l’intérieur des Carpates.
L’économie dace était caractérisée par la prépondérance des exploitations familiales et de l’autarcie, ce qui signifie que la plupart des pots d’argile utilisés dans les foyers familiaux étaient eux-mêmes fabriqués à domicile ou tout au plus à l’intérieur d’une petite communauté et n’étaient pas des objets de commerce.
De ce point de vue, l’économie dace, même à l’époque du royaume de Dacie, était moins développée que celle des Celtes du Danube.
Les vestiges de l’architecture monumentale dace révèlent, dès le Ier siècle avant notre ère, la maîtrise d’une technique d’origine grecque, et non celtique.
Les murs à chemise de pierre maintenus par des poutres sont encore généralement répandus au moment de la chute du royaume de Dacie, et c’est sans doute à cette époque même qu’on érige la plupart des édifices construits avec cette technique.
La nature de la transformation de la société dace est pourtant difficile à définir.
Il est certain que l’influence celtique, très sensible dans le Nord de la Transylvanie, a singulièrement contribué au progrès technique.
L’utilisation d’instruments de fer, l’adoption du tour de potier ainsi que d’autres inventions et innovations, aussi bien que la construction de forteresses sur des lieux élevés sont autant de manifestations de l’empreinte de la civilisation des oppida du premier âge celtique.