La première opinion a d'abord paru la plus vraisemblable, et a été généralement admise.
Il a publié en 1871 le résumé de ses recherches dans un livre qui a fait école, et que l'on peut résumer de la façon suivante : lorsque, sous la menace des invasions commençantes, l'empereur Aurélien eut ordonné à ses troupes d'évacuer la Dacie trajane, et aux citoyens de la frontière de s'établir au sud du Danube (270), la Dacie perdit toute sa population romaine ou romanisée.
Des émigrés se réfugièrent en Mésie ; là, ils se fondirent avec la population romaine établie dans les villes ; ce sont les descendants de ces Romains mésiens et daces qui reparaissent au xiie siècle sous le nom de Valaques.
A la fin de ce même siècle, pendant les luttes entreprises par les Valaques et les Bulgares contre les empereurs byzantins, ils traversèrent le Danube et s'établirent au nord du cours inférieur de ce fleuve.
Là, ils augmentèrent rapidement, au point de former cet élément néo-latin, si important aujourd'hui, soit comme peuple, soit comme nation.
Cette théorie, combattue par M. Julius Jung et par M. Ladislas Pic, tous deux professeurs à l'Université de Prague, a été adoptée dans ses traits essentiels par M. W. Tomaschek, professeur à Graz, et par M. J. Hunfalvy.