Les maoris portaient lors de leurs rassemblements des amulettes en pierre verte.
Les chefs portaient également des parures du même matériau.
Le nom de « greenstone » (pierre verte) était né et depuis, est resté au niveau national ; il cohabite avec celui de "jade".
Il a cependant rapidement été supplanté par le mot plus poétique pounamou, un mot qui, selon un universitaire spécialiste de l’époque début maori, n’identifiait pas la couleur à l’origine.
Les dialectes des maoris ne possédaient pas de mots pour le noir, le rouge et le blanc.
De ce fait, pounamu était synonyme de pierre elle-même, sans indiquer la couleur.
Pourtant ce mot est devenu le mot maori pour la couleur verte.
Seule la néphrite de Nouvelle-Zélande et la bowénite de même origine portent le nom de pounamu.
Le jade utilisé comme monnaie maori
Les maoris amenaient avec eux en héritage les dons de leurs ancêtres qui avaient émigré d’Asie il y a des millénaires.
Quelques objets en jade ont pu être datés aussi loin que 1400 ans avant Jésus-Christ et ceci, en concordance avec une légende maori, correspond probablement à la date de la découverte du jade local.
Ces découvertes initiales eurent lieu au début dans le sud des deux principales îles de la Nouvelle-Zélande.
Les maoris avaient commencé à appeler la plus grande île, celle du sud «Te Wai Pounamu» (l’eau de la pierre verte).
L'arrivée du pounamu lui-même est le sujet de plusieurs histoires intéressantes et parfois conflictuelles, dont certaines sont étayées par des faits géologiques.
Ngahue and Hine-Tua-Hoanga vivaient dans le territoire maori de Hawalii et possédaient tous les deux jouets en pierre en forme de poisson.
Le poisson en pierre verte de Ngahue s'appelait Poutini et le poisson en obsidienne et en silex de Hine-Tua-Hoanga s'appelait Waiapu.
Poutini choisit pour lui un endroit appelé Arahura sur la côte ouest d'un nouveau pays Aotearoa (Nouvelle-Zélande).
Aujourd'hui le poisson vert de Ngahue vit à Arahura et les autres rivières de la côte ouest en tant que Pounamu.
Et Tuhua est la première source d'obsidienne brute en Nouvelle-Zélande.
Aujourd’hui en NZ un cadeau de jade « pounamou » est un signe d’amour, de gratitude ou de respect.
Cependant, traditionnellement, les maoris n’achètent ou n’échangent jamais du jade pour eux-mêmes, préférant attendre qu’une pièce leur soit offerte ou qu’on leur propose d’en choisir une.
Cette coutume était si forte qu’un chef cherchant la paix envoyait d’abord une de des possessions de valeur, son pounamu personnel signe de son rang, à son ennemi en signe de respect.
Ceci donna aussi lieu à une légende disant que le pounamu choisit souvent son possesseur.