La France et la Pologne signèrent une convention d'émigration autorisant le recrutement sur place d'ouvriers agricoles ou industriels, leur garantissant l'égalité des salaires avec la main-d'oeuvre locale et une protection sociale équivalente.
La Pologne souffrait de surpeuplement rural et de sous-industrialisation.
La France cherchait des bras, tant pour reconstruire les régions dévastées par la guerre, remplacer les morts et les infirmes que pour suppléer à une natalité insuffisante et permettre à ses nationaux de s'élever dans l'échelle sociale.
L'immense majorité des Polonais et des descendants de Polonais vivant en France arrivèrent dans l'entre-deux-guerres.
Deux organismes professionnels ont alors misé sur les Polonais, le Comité central des Houillères et l'Office central de la Main-d'oeuvre agricole, ce qui explique la répartition géographique d'immigrants que rien ne destinait a priori au métier de mineur.
Sans aucune exception, toutes les Sociétés houillères ont recruté des Polonais, que ce soit en Moselle orientale, autour de Saint-Etienne, à Carmaux, Decazeville, Alès, etc.