Les animateurs nous ont proposé d’expérimenter nos hypothèses sur un menhir chargé sur un fardier sur des rondins de bois. On a d’abord essayé de faire bouger le menhir sans corde, juste avec nos corps et, notamment nos bras, nous essayons de pousser le menhir, mais nous n’y arrivons pas. Il ne bouge pas d’un iota. Comme ça ne marchait pas du tout du tout, on a pensé à utiliser une corde. Mais il fallait l’installer de manière efficace. Alors on a logiquement cherché le milieu de la corde, pour l’installer de manière symétrique. Élodie attache une corde autour d’un rondin de bois qui se situe sous le menhir, au fardier. Les archéologues ont beaucoup expérimenté : ils ont essayé plusieurs techniques, et ils nous proposent d’expérimenter la solution la meilleure selon eux. Voilà en tout cas une solution pratique : des rondins, un fardier, une bonne corde, des attaches précises et solides, et ça marche. Avec notre aide, Élodie a installé deux cordes solidement pour pouvoir bien tirer le menhir sur les rondins. Ils tirent le menhir pour le déplacer, mais à 6, ça ne bouge pas. Tous les enfants d’une classe tirent le menhir de 1,5 T : ça marche, il se déplace de quelques mètres.
Mais ce n’est pas tout de parvenir à déplacer un menhir, ensuite, il faut le redresser. Les enfants essaient de dresser le menhir, mais ça ne bouge pas. Le menhir est très lourd. Les enfants tirent en tenant la corde au-dessus de leur tête. Ça ne bouge toujours pas. L’animatrice installe une « chèvre ». La chèvre tombe par terre lorsque le menhir se relève.
Il fallait d’abord creuser un trou que les archéologues appellent « fosse de calage ». La monitrice nous montre qu’une omoplate de vache pouvait servir de pelle.