Les dolmens étaient des sépultures, des tombes collectives.
On a pu retrouver jusqu’à 200 corps dans un même dolmen.
Vraisemblablement, on repoussait périodiquement les ossements pour permettre le dépôt de nouveaux corps.
Les tombes mégalithiques se présentaient comme une caverne sous un amoncellement de terre et de pierre limité par des murs de pierre sèche.
On différencie généralement les tumulus selon leur construction : un tertre est composé essentiellement de terre, tandis qu’un cairn est un amas de pierres.
A l’intérieur, une ou plusieurs chambres sépulcrales.
Parfois une seule, de grande taille, pourvue d’annexes plus petites où étaient entassés les ossements plus anciens.
La quasi-totalité des tumulus a disparu.
A côté des tombes collectives, on en rencontre d’individuelles ou de quasiment individuelles, de taille plus grande avec des offrandes particulièrement abondantes et riches.
S’agit-il d’une sépulture réservée à une caste dirigeante ?
Un chef de clan, un chef guerrier, un chaman, la famille d’un chef ?
Des fouilles, très difficiles car la très grande majorité des mégalithes avait été vidés, ont révélé des offrandes sous la forme essentiellement de bijoux et d’armes : perles, pendeloques, poteries, pointes de flèches, haches, grattoirs, lames de silex…
Dans les plus anciennes sépultures, dites « coffres », le corps était placé dans un espace délimité par des pierres puis entièrement recouvert de terre.
La construction d’un dolmen, puis d’un couloir d’accès surbaissé, ou parfois une porte taillée, témoignent d’une évolution idéologique : la chambre funéraire n’est plus définitivement fermée.
D’autres corps pourront être déposés et la sépulture devient collective mais, surtout cet accès symbolise le passage du monde des vivants à celui des morts.
Des cérémonies culturelles et funéraires ont probablement lieu, des gravures vont apparaitre sur les parois.