Les sites mégalithiques de l’Assam ont été signalés pour la première fois au début du XXe siècle, mais leur enregistrement systématique n’a commencé qu’en 2014, grâce à une collaboration entre la North-Eastern Hill University, la Nagaland University et l’Archaeological Survey of India – l’agence gouvernementale chargée de la préservation du patrimoine archéologique du pays.
Une enquête menée en 2020 dans la province de Dima Hasaoa, à Assam, a permis de mettre au jour de nouveaux sites remarquables, présentés aujourd’hui dans la revue Asian Archaeology.
Des vestiges probablement associés à des rituels funéraires.
Les premiers sites de jarres de pierre de l’Assam ont été officiellement décrits en 1929, par Philip Mills et John Henry Hutton, deux fonctionnaires britanniques ; ils rapportent alors la découverte de six sites.
Le septième n’a été découvert qu’en 2016-2017, dans le cadre d’une expédition visant à cataloguer les sites précédemment décrits.
Avec ces quatre nouveaux sites, ce sont 797 jarres au total qui ont été recensées sur une superficie de 300 km².
Les sites mégalithiques de l’Assam ont été signalés pour la première fois au début du XXe siècle.
Les chercheurs s’emploient ainsi à dénicher tous les sites potentiels de jarres géantes, avec l’aide des communautés locales qui les aident à progresser dans la jungle montagneuse.
Au total, les archéologues ont découvert 65 nouvelles jarres en grès de formes variées, plus ou moins endommagées ; certaines étaient très hautes, cylindriques ou coniques, d’autres étaient partiellement ou entièrement enterrées dans le sol.
L’équipe n’a fouillé qu’une zone très limitée, il est donc probable qu’il y en ait beaucoup plus, mais nous ne savons pas encore où ils se trouvent.
Aucune source de grès n’a été trouvée à proximité de l’un des sites.
Les jarres semblent avoir été placées sur des pentes et des collines, d’où l’on peut apercevoir les plaines.
Certains indices suggèrent que ces pots géants auraient pu être utilisés lors de rituels funéraires.
Selon les récits du peuple Nagas – un groupe ethnique du nord-est de l’Inde, qui compte une trentaine de tribus — certains des leurs auraient retrouvé des restes humains incinérés, des perles et d’autres artefacts dans les jarres d’Assam.
Des découvertes identiques dans d’autres sites de jarres, notamment au Laos où étaient également pratiqués des rituels d’inhumation, semblent confirmer cette théorie.
Les archéologues ont découvert 65 nouvelles jarres en grès de formes variées, plus ou moins endommagées ; certaines étaient très hautes, cylindriques ou coniques, d’autres étaient partiellement ou entièrement enterrées dans le sol.
Ces objets arboraient également diverses décorations.
Ces quatre nouveaux sites s’ajoutent aux autres sites mégalithiques précédemment découverts, mais n’apportent toujours aucune réponse quant à l’origine ou l’utilité de ces structures de pierre.
Le rôle de ces jarres, qui mesurent jusqu’à trois mètres de haut, demeure un mystère.
L’objectif de cette nouvelle campagne de recherche était de recenser et de localiser précisément les différents sites mégalithiques connus d’Assam.
L’équipe d’experts progressait dans la région, d’autres sites sont apparus.
Les sous-sols de l’Assam contiennent du pétrole et du gaz naturel et l’exploitation de ces ressources pourrait également nuire à la préservation de ce patrimoine.