Celles de Mésopotamie, d'Inde et de Chine employaient des esclaves soit à des tâches domestiques, soit à de grands travaux de construction ou d'agriculture.
Les Égyptiens utilisaient des foules d'esclaves pour construire leurs palais et monuments royaux.
L’historien Raymond Descat affirme qu’au IVe siècle avant notre ère, Athènes comptait près de 250 000 esclaves, soit un habitant sur deux.
C’est l’intégralité de l’économie athénienne qui repose sur l’esclavage (artisanat, mines, travaux domestiques, etc).
L'Empire romain, l’esclavage s’accroit pour atteindre près de 40 % de la population.
Les conditions de vie des esclaves sont encore plus difficiles qu'en Grèce.
Les maîtres romains ont notamment le droit légal de vie et de mort sur leurs esclaves.
Il faut également évoquer la traite orientale qui désignait le commerce régulier d’esclaves, commerce comme un autre pour l’époque, qui apportait une main-d’œuvre, donc une énergie en plus à utiliser.
La traite est un commerce régulier avec sa « zone de production » située en Afrique subsaharienne, ses intermédiaires (tribus africaines, royaumes africains, marchands arabes puis marchands européens), ses « lieux de consommation » (monde musulman, colonies européennes).
Au Moyen Âge, l'esclavage persiste.
Il est ainsi justifié par Saint Augustin au IVe siècle.
L’Église catholique condamne l’esclavage pour les chrétiens, elle ne le condamne pas s’il concerne « les païens ».
Ainsi, l’Europe méditerranéenne continue à utiliser l’esclavage, notamment dans les périodes où le manque de main-d’œuvre se fait sentir (pestes, guerres, etc).
Mais c’est avec le développement des colonies, au milieu du XVe siècle, et le besoin accru de main-d’œuvre, que les grandes puissances européennes vont bientôt instaurer un système effrayant : la traite des Noirs.