Stonehenge n’était pas un calendrier astronomique. Les deux auteurs attaquent l’interprétation de l’archéologue britannique Tim Darvill qui, il y a un an, présentait le site mégalithique de Stonehenge comme un véritable calendrier solaire. Rien ne prouve cette théorie particulièrement sophistiquée d’un site de la fin du Néolithique servant à suivre, jour par jour, l’écoulement de l’année. Reste que les travaux des deux auteurs ne mettent pas en question l’idée que Stonehenge aurait un certain lien avec l’astronomie, que le site aurait permis de repérer certains phénomènes remarquables. Dans le champ philosophique, cette hypothèse a également été défendue par le théoricien de ce qu’on appelle l’anarchisme épistémologique Paul Feyerabend dans sa Philosophie de la nature. À ses yeux, dans des temps anciens, l’on trouve des observatoires mégalithiques, dont les prêtres et astronomes de tradition orale savaient faire parler l’architecture pour établir certains faits et réaliser des prévisions. Stonehenge, en Angleterre, en est l’un des plus grandioses exemples. Nous savons que les observations et prévisions astronomiques ont joué un rôle décisif dans l’édification progressive du site, qui s’est déroulée en trois étapes.