Les anciennes évolutions des langues ne peuvent être datées par elles-mêmes, mais seulement par référence à des faits archéologiques.
L'ambition des protohistoriens est d'enrichir l'Histoire écrite par la reconstitution des grands courants humains qui ont précédé l'usage de l'écriture.
On sait que les premiers systèmes de signes graphiques sont apparus en Proche-Orient au cours du IVe millénaire avant l'ère.
Quant à l'Europe continentale, malgré le faible emploi de caractères grecs, étrusques ou latins par les Celtes on peut dire que seul l'empire romain y implanta une civilisation scripturale.
Dire que la connaissance de la Protohistoire a pour source essentielle l'archéologie peut paraître un truisme.
Les langues celtiques ne sont pas isolées parmi les langues européennes.
La comparaison qui peut être faite entre elles et les autres familles de langues est donc de nature à fournir des renseignements sur leur place dans l'arbre généalogique de ces langues indoeuropéennes qui sont, la plupart, les langues d'Europe, sur les voisinages des Celtes à divers moments de leur passé, et par conséquent sur l'emplacement de leur habitat.
Les anciennes évolutions des langues ne peuvent être datées par elles-mêmes, mais seulement par référence à des faits archéologiques.
Non seulement elle est parvenue à constituer le schéma très général des mouvements de populations et des grands courants commerciaux et culturels des trois derniers millénaires avant J.-C. ;
Mais les récentes applications de la 1.
G. Dottin, La Langue gauloise, Paris, 1920.
2. Trois vol., coll. de Г « Evolution de l'Humanité », Paris, Albin Michel, 1932-1952.
Dans Les Celtes et V Expansion celtique jusqu'à Vépoque de La Tène, il écrivait :
« Les langues celtiques ne sont pas isolées parmi les langues européennes.
La comparaison qui peut être faite entre elles et les autres familles de langues est donc de nature à fournir des renseignements sur leur place dans l'arbre généalogique de ces langues indoeuropéennes qui sont, la plupart, les langues d'Europe, sur les voisinages des Celtes à divers moments de leur passé, et par conséquent sur l'emplacement de leur habitat.
Rien ne saurait suppléer à cet ordre de renseignements. »
(p. 41).