Malte a subi plusieurs occupations de peuples différents qui ont influencés son architecture, sa langue et sa culture. Depuis 800 av. JC, Malte appartenait aux phéniciens, qui utilisaient les îles comme étape d’approvisionnement lors des routes commerciales en Méditerranée. Ils furent remplacés par les carthagénois du nord de l’Afrique, qui occupèrent l’île pendant 250 ans. L’Empire Romain s’empara de Malte lors de la Seconde Guerre Punique. À la suite de la dissolution de l’Empire Romain d’Occident, les byzantins occupèrent Malte pendant presque quatre siècles, jusqu’à laisser l’île aux arabes à la fin du IXe siècle. En 1090, les normands de Sicile arrivèrent à Malte et prirent le pouvoir aux arabes. En 1530, le monarque Charles I, qui avait unifié les royaumes d’Aragon et de Castille, céda Malte aux Chevaliers de l’Ordre de Jérusalem en échange symbolique d’un faucon chaque année. En 1798, les troupes de Napoléon prirent Malte et expulsèrent les Chevaliers de l’Ordre. Les maltais se rebêlèrent et les français furent obligés de reculer et de se réfugier dans le Fort Saint-Elme. Le peuple demanda de l’aide à la Grande-Bretagne et les troupes anglaise entrèrent sur l’île deux ans après, pour s’y établir. Malte commença à faire partie de l’Empire britannique lors du Traité de Paris de 1814.