À la fin du Moyen Âge, au XVe siècle, toute la Scandinavie parle encore des langues voisines dérivées du vieux norrois des anciens Vikings, et elle partage une même culture.
Mais historiquement, il y a toujours eu trois grands espaces d’influence : l’un vers le monde balto-slave et la Finlande (depuis la Suède), l’autre vers l’Europe Occidentale (depuis le Danemark), et le dernier vers les îles de l’Atlantique Nord (depuis la Norvège).
Notons que la Finlande a longtemps fait partie du royaume de Suède tout en conservant une langue et une culture propre.
Quant à l’Islande, elle est restée une possession de la Norvège jusqu’à notre époque.
Cependant, celle-ci s’avère très instable : en effet, à chaque nouvelle succession, le choix d’un nouveau monarque est soumis aux élections des nobles des trois royaumes qui sont rarement d’accord entre eux.
Par ailleurs, la capitale de l’Union est située à Copenhague, ce qui mécontente les Suédois de Stockholm.
Finalement, la plupart des successions entraînent des guerres entre factions rivales.
C’est notamment le cas lorsque Christian II monte sur le trône en 1513 : après sept années de lutte pour le trône de Suède, il se livre au mémorable « Bain de Sang » de Stockholm qui ne fait que renforcer l’insurrection dans ce pays.
En 1523, Gustave Vasa est élu roi de Suède, mettant définitivement fin à l’union de Kalmar.
Quant à la Norvège, moins peuplée et moins riche en terres arables, elle restera arrimée au Danemark jusqu’au XIXe siècle.