Les Estoniens ont conservé un lien profond avec des coutumes traditionnelles célébrant la terre et les saisons, qui se sont agrégées au calendrier chrétien. Ces fêtes populaires rassemblent traditionnellement la communauté autour de jeux, de chants, et de tablées bien garnies. Comme le finnois, l'estonien est une langue finno-ougrienne, ce qui le différencie du letton, du lituanien et du russe. Le poisson fumé, la truite en particulier, compte au rang des spécialités culinaires estoniennes, au même titre que le boudin noir et les galettes au sang de renne. Depuis la Réforme, au XVIe siècle, l'Estonie est un pays protestant. La culture populaire estonienne a bien survécu, principalement grâce à une riche tradition orale de poèmes et de chansons ayant pour thèmes majeurs le cycle des saisons, l'agriculture, la vie familiale, l'amour et la mythologie. Malgré des siècles de domination étrangère, la littérature estonienne moderne est née au début du XIXe siècle avec les poèmes de Kristjan Jaak Peterson. La Constitution garantit l'indépendance de l'État vis-à-vis des instances religieuses, et la liberté pour chacun d'embrasser la confession de son choix. Les coutumes sont particulièrement vivaces dans les régions isolées comme l'île Khinu, où la population est habillée en costumes traditionnels lors des cérémonies et des fêtes. On ne dénombre pas moins de sept églises et plus de 500 congrégations religieuses, mais seuls 16% des Estoniens affirment appartenir à l'une de ces congrégations. La nourriture estonienne comprend également des boissons traditionnelles telles que le Vana Tallinn, un alcool local sirupeux, la bière Saku et la bière Saare, ainsi que le hõõgvein, un vin chaud qui aide les clients à affronter les rigueurs de l'hiver.