Les égyptiens enterraient leurs morts dans des fosses, remplies de sable. Le corps étant essentiellement constitué d'eau, celle-ci a tendance à s'échapper lorsque nous mourrons. En revanche, au contact du sable, l'eau de notre corps est aspirée, celui-ci sèche, permettant une conservation quasiment parfaite de nos organes. On suppose qu'au gré des mouvements, du sable et du vent, certains corps ont réapparu à la surface. Les Égyptiens ont alors l'idée de protéger ces corps qui avaient forcément une vie de l'autre côté, afin que l'âme puisse passer du monde des vivants à celui des morts. Ils commencent alors à développer plusieurs techniques. La première, consiste à faire une incision sur le flanc gauche pour retirer les poumons et l'estomac qui ont tendance à se dégrader très vite lorsque l'on meurt. Ils les retirent, les nettoient avec des huiles par exemple, de la gomme arabique ou du bitume, matériau un peu gluant, entièrement naturel, qui était utilisé pour pouvoir protéger la momie, ce qui lui donne cet aspect assez noir. Une fois que l'on a desséché le corps avec du natron, une sorte de sel qui permet de retirer toute l'eau, ils utilisaient de jolies bandes de lin pour pouvoir emmailloter l'intégralité du corps.