La conscience d'appartenir à la race latine, éveillée par Sincaï, Claïn et Maior, originaires de Transylvanie, et acceptée, comme il était de raison, par les intellectuels roumains, poussait les linguistes roumains à étudier de préférence l'élément latin de leur langue maternelle.
Les savants roumains ne laissent passer aucune occasion d'accentuer l'origine latine de leur langue, bien que personne en Europe ne la mette plus en doute.
L'étude de l'élément slave en roumain s'est trouvé de ce fait assez négligé.
Notre connaissance actuelle de cet élément, qui est un des plus importants après le latin, est ainsi jusqu'à aujourd'hui, après tant d'années de recherches assidues dans le domaine de la philologie.
Pour l'élément slave, par contre, il n'existe pas de répertoire spécial qui soit à la hauteur de la science, à l'exception de ce qu'on trouve chez Tiktin et dans le Dictionnaire de l'Académie roumaine publié sous la rédaction de Puscariu.
Le nouveau dictionnaire de l'Académie roumaine, les revues scientifiques telles que Y Arhiva (de Jasi) dirigée par llie Bärbulescu et récemment la Dacoro- mania (de Gluj), sous la direction de Puscariu, font heureusement exception à cetto tendance exclusiviste.