Si les Libanais sont les descendants des Phéniciens, les Syriens et les Palestiniens de la côte pourraient tout aussi légitimement revendiquer la même filiation.
De sorte que si les Libanais sont les descendants des Phéniciens, les Syriens et les Palestiniens de la côte pourraient tout aussi légitimement revendiquer la même filiation.
Il faut noter que le territoire d’extension de ces « Phéniciens » – appelés ainsi par les Grecs en raison de la pourpre (phoinix), teinture qui avait fait leur réputation – est bien plus vaste puisqu’il inclut également la côte méditerranéenne de l’actuelle Syrie jusqu’à la frontière turque au nord et descend au sud le long de la côte palestinienne jusqu’au mont Carmel, vers l’actuelle Haïfa.
Comme le souligne Kamal Salibi, un important historien libanais, il n’existe pas de rapport historique démontrable entre la Phénicie antique et le Liban médiéval…
L’acception contemporaine dominante des Phéniciens fait de ces commerçants marins de l’Antiquité les inventeurs de l’alphabet, dont les cités-États avaient pour nom Tyr (Sour), Sidon (Saïda) et Byblos (Jbeil).
Ces trois villes sont effectivement des cités du Liban actuel.