Les cairns remplissent plusieurs fonctions : baliser un sentier traversant un sol rocailleux ou aride, ou traversant un glacier ; repérer un point particulier comme le sommet d’une montagne ou un col, la présence d’une grotte ou certains de ses accès ou passages intérieurs ; marquer un site funéraire ou célébrer les morts ; servir de support à des pratiques religieuses telles que des drapeaux de prières en Himalaya et au Tibet.
Les cairns furent utilisés pour commémorer toutes sortes d’événements : un site de batailles, un endroit où un chariot fut renversé, etc.
Le fait d’empiler des galets, des pierres ou autres selon l’inspiration, permet d’être dans le lacher-prise.
On est concentré sur cette action de superposer les galets.
On cherche l’équilibre des galets et par la même occasion son propre équilibre.
La patience peut être mise à l’épreuve également puisque si l’équilibre est rompu, les pierres tombent.
Pour moi, la magie opère à plusieurs niveaux.
Tout d’abord, au niveau du corps, elle permet de se centrer, d’être dans l’instant présent, de trouver son équilibre en trouvant l’équilibre des différents étages.
Elle développe la patience car il faut prendre le temps de trouver l’équilibre et à chaque étage ça en devient plus délicat.
C’est un apprentissage de la vie, ou il faut poser une base solide.
Ensuite, du point de vue énergétique, le fait l’élever sa construction, permet de matérialiser cette réalité comme si c’est toi que tu élèves.
Plus tu vas haut, plus tu élèves ton être spirituel.
Tu te connectes à la terre par la manipulation des galets, à l’eau si tu utilises des galets de rivière ou de mer, à l’air et l’eau, la terre, le feu si tu utilises des pierres volcaniques érodées…
Ta Cairn se transforme en antenne qui envoie l’énergie de la terre tout autour d’elle.
Pour ma part, quand je réalise des Cairns, j’y met une intention, par exemple, pendant sa création, je garde à l’esprit que je la fait pour le bien du lieu, pour qu’il garde ou retrouve son harmonie…