Le peuple le plus célèbre d'Anatolie n'est pas explicitement désigné dans le texte, cependant il est question du peuple d’Anatolie qui comptait au XIe siècle de nombreux bardes musiciens, les ozan.
Anciennement nomade, le peuple d’Anatolie comptait au XIe siècle de nombreux bardes musiciens, les ozan.
Le sol d’Anatolie, où se croisent de nombreux héritages artistiques d’Asie centrale, est depuis des siècles le champ fertile de diverses traditions musicales, sacrées et profanes, et des contes, deux piliers de la culture populaire turque.
Trois siècles plus tard, une fois le processus de sédentarisation_already bien entamé, les bardes, alors dénommés asik, continuèrent à perpétuer cette tradition orale, offrant ainsi à l’histoire le riche métissage de la musique turque.
Le peuple d’Anatolie est également un peuple à la mosaïque ethnique et culturelle du territoire.
Ce vaste plateau demeure la plaque tournante des musiques, des confréries et des mouvements soufis.
Accompagnant l’homme dans sa vie quotidienne, les poèmes et les chants, souvent anonymes, sont transmis oralement en langue populaire.
Les spécialistes disent de la voix de Gülcan Kaya qu’elle ne ressemble à aucune autre, et que son interprétation toute personnelle reste néanmoins fidèle à la tradition.
C’est dans ce creuset musical, empli de chansons cueillies dans toute l’Anatolie, que Gülcan Kaya puise son répertoire.
La musique populaire anatolienne ne pouvait trouver plus bel écrin que la voix de sa belle ambassadrice.
En plus de ses tournées à travers le monde, Gülcan enseigne la musique, produit des émissions télévisées ou radiophoniques consacrées à la chanson populaire.
En 1996, la chanteuse soutient une thèse sur la place des femmes dans les chansons populaires (türkü) d’Anatolie.