Chaque Coréen, en effet, se doit d’être inhumé dans une tombe en forme de tumulus, sauf les moines bouddhistes, qui, eux, ont l’élégance de se laisser incinérer, et non pas enterrer, sans prendre, par là-même, sur une superficie particulièrement contrainte, dans la péninsule de Corée.
Les funérailles sont rarement une partie de plaisir, et encore moins une histoire drôle, spécialement en Corée, dans un monde confucéen où le fils ainé se doit de tenir son rang, et donc de faire face à des dépenses souvent très conséquentes, pour que l’inhumation et la cérémonie soient à la hauteur de ses obligations.
L’événement, en effet, n’est pas de tout repos, même s’il compte parmi les plus marquants dans le parcours d’une vie, au point que son souvenir restera très présent, bien après le départ des défunts, scandant, de façon régulière, la vie de ceux qui leur succèdent.
Dans le paysage, la colline ponctuée de myriades de tombes jouxte la ville toute proche, au point d’en bloquer l’extension.
Dans le paysage, la colline ponctuée de myriades de tombes jouxte la ville toute proche, au point d’en bloquer l’extension, offrant pour le voyageur européen, comme le note Emile Bourdaret, dans son ouvrage En Corée, le spectacle insolite d’une montagne qu’aurait bouleversé toute une armée de taupes.