Les légendes ont apporté depuis longtemps leurs propres réponses.
Menhirs, dolmens et cairns sont le repaire des fées, des korrigans ou des géants.
À Carnac, près de 4 000 pierres sont alignées, immobiles, depuis des millénaires.
La plupart pèsent plusieurs tonnes.
Elles forment des files, s’étendant sur des kilomètres.
Qui a bien pu élever ces blocs ?
Pourquoi ?
Et comment ?
À ces questions, les archéologues ont aujourd’hui encore du mal à trouver des réponses.
La tradition populaire, elle, en apporte.
Ce qui s’est passé à Carnac ?
Dans un temps reculé, saint Cornély était pape à Rome.
Mais il était persécuté par les Romains.
Il s’enfuit donc, avec un char tiré par deux bœufs pour porter ses bagages.
Il traverse toute la Gaule pour arriver jusqu’à Carnac, toujours poursuivi par des légions romaines.
Arrivé devant la mer, il se trouve bloqué.
Saint Cornély se retourne alors et lève la main au ciel.
Instantanément, les soldats sont pétrifiés, transformés en pierre…
Comme à Carnac, jusqu’à la moitié du XIXe siècle, les historiens attribuaient les menhirs et autres mégalithes aux Celtes et à leurs druides.
Aujourd’hui, on sait qu’ils sont bien plus anciens, puisqu’ils ont été bâtis au Néolithique.
Le mystère demeure pourtant sur les raisons qui ont poussé nos ancêtres à les ériger.
Mais partout, comme à Carnac, les légendes ont fleuri autour de toutes les pierres dressées.
Une intervention divine ?
En général, on fait appel à des êtres surnaturels pour expliquer ce prodige qui consiste à manier des pierres de plusieurs tonnes.
Parfois, il s’agit d’une intervention divine.