Les statues Moaï sont devenus un symbole de Rapa Nui, plus connu sous le nom d'île de Pâques.
Les spécialistes s'accordent à dire que les statues témoignent d'une certaine ingéniosité humaine.
Plusieurs théories ont été avancées pour justifier la construction des quelque 1.000 Moaï par les Rapanuis.
Aujourd'hui, c'est pourtant une toute autre hypothèse que des chercheurs avancent dans la revue Journal of Archaeological Science.
Selon leur étude, l'exploitation de la roche et la construction des géants visaient en réalité à favoriser la fertilité des sols, l'agriculture, et donc la production de nourriture sur ces terres isolées.
Cette conclusion est le fruit de cinq années de fouilles menées dans la carrière du volcan Rano Raraku.
Ce site est considéré comme l'origine de 95% des Moaï et certains s'y trouvent encore.
En excavant l'endroit, les scientifiques ont ainsi mis au jour deux statues géantes, l'une sur un piédestal et l'autre dans un trou profond, ensevelies sous le sol et les gravats.
Les analyses menées ont permis d'estimer que les colosses auraient été érigés entre 1510 et 1645 tandis que les activités dans cette partie de la carrière auraient démarré autour de 1455.
Les sculptures se trouvaient dans une position suggérant que leur destinée était de rester à cet endroit et non d'être transportées, comme d'autres, vers le reste de l'île.
Les résultats ont révélé la présence passée de cultures de bananes, de taro et de patates douces.
Ils ont également indiqué que le sol à ce même endroit était particulièrement riche en divers éléments.
Deux Moaï excavés sur le site de la carrière du volcan Rano Raraku dont 95% des statues proviendraient.
Les sols de Rano Raraku seraient probablement les plus riches de l'île et certainement depuis longtemps.
La carrière n'aurait donc pas simplement servi à extraire de la roche et sculpter les Moaï mais également à faire pousser des cultures essentielles pour la survie des habitants.
Sur les plus de 1.000 Moaï, seuls trois présentent au niveau de leur dos des motifs gravés dont la signification reste floue.
Trois des statues géantes comportent, au niveau de leur dos, des dessins gravés qui n'existent sur aucune des 1.000 autres répertoriées à travers l'île et dont la signification reste floue.
Jo Anne Van Tilburg et ses collègues ont entamé une nouvelle étude pour analyser les gravures et tenter de percer leur secret.